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Pourquoi s’intéresser à la recherche sur les allergies alimentaires?
Parce que les études renferment un tas de données géniales , depuis l’étendue d’un risque (p. ex. si on mange un aliment étiqueté « peut contenir ») jusqu’au nombre d’ados allergiques qui auront leur auto-injecteur d’épinéphrine avec eux à une danse à l’école.

Prends le temps de parcourir ici les principaux résultats de recherches menées sur les allergies alimentaires. Tu seras surpris de tout ce qu'elles ont à t’apprendre!

 

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La prise en charge des allergies alimentaires vue par le personnel des restaurants et des établissements alimentaires

En bref : Cette étude a examiné les connaissances du personnel des services alimentaires, sa perception des éléments essentiels à une expérience gastronomique sécuritaire ainsi que sa capacité d’offrir des repas sans allergènes.

Les participants

42 directeurs de restaurant
32 serveurs
24 chefs
2 autres personnes

Représentativité
48 restaurants
18 restaurants-minute
34 établissements de mets à emporter (boulangeries, pizzerias)
 
Résultats

À quel point les participants étaient-ils à l’aise d’offrir des repas sans allergènes?
  • 72 % étaient « assez ou très à l’aise ».
  • 70 % en offraient la garantie.

Pouvaient-ils reconnaître les allergènes alimentaires courants?
  • 80 % ont identifié l’arachide, les fruits de mer et le lait correctement.
  • 61 % ont identifié les œufs.
  • 46 % ont constaté que la « caséine » est associée au lait.
 
 Seraient-ils capables de maîtriser une situation d’urgence impliquant une allergie alimentaire?
  • 42 % se sentaient « assez ou très à l’aise ».
  • 42 % avaient suivi une formation quelconque.
 
 Que savent-ils des allergies?
  • 24 % croyaient que la consommation d’une petite quantité de son allergène est sans danger pour la personne allergique.
  • 35 % croyaient que la chaleur intense détruit un allergène.
  • 25 % croyaient qu’enlever un allergène dans un aliment fini (comme retirer les arachides d’un plat prêt à servir) suffisait à rendre un repas sans danger.

Récapitulons
Cette étude montre que le degré d’aisance d’un employé est inversement proportionnel à sa connaissance réelle des allergies alimentaires. Les consommateurs allergiques doivent donc se montrer vigilants dans leurs choix d'aliments et aider le personnel des services alimentaires à comprendre l'importance d'un repas écartant tout risque de réaction allergique.
 
Source : AHUJA, R. et S.H. SICHERER. « Food-allergy management from the perspective of restaurant and food establishment personnel », Annals of Allergy, Asthma and Immunology, vol. 98 (2007), p 344-348.


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Que signifie pour vous : « Peut contenir des arachides »?

En bref : Compte tenu du nombre croissant de fabricants qui mettent des mises en garde sur les étiquettes de leurs produits alimentaires, les consommateurs qui cherchent à savoir quels risques y sont associés ont du mal à s’y retrouver. Cette étude s’est donc intéressée aux mentions préventives sur les étiquettes de produits alimentaires en fonction de deux objectifs :

1. Savoir si les consommateurs allergiques aux aliments prêtent attention aux étiquettes de mise en garde.
2. Analyser si les produits avec des mises en garde contiennent vraiment des protéines d’arachide décelables.
 
Les participants
1270 consommateurs au total
Soit, 625 en 2003 et 645 en 2006
96 % étaient des parents d’enfants allergiques aux aliments

Combien y avait-il d'aliments soumis à un test?
200 aliments emballés (deux numéros de lot, 400 échantillons)
179 aliments ayant des étiquettes de mise en garde contre les arachides
21 aliments mentionnant l’arachide dans les ingrédients mineurs

Résultats

Les consommateurs prêtent-ils attention aux avertissements sur les étiquettes?
  • Les consommateurs étaient moins susceptibles de prêter attention aux avertissements sur les étiquettes en 2006 (75 %) qu’en 2003 (85 %).
  • 86 % évitent les produits avec la mention « peut contenir ».
  • 79 % seraient portés à éviter un produit avec la mention « Fabriqué dans une installation… ».
  • 58 % évitent les produits avec la mention « Fabriqué dans une installation où des produits contenant ‘X’ sont emballés ».

Les produits portant des étiquettes de mise en garde, comme « peut contenir », contiennent-ils vraiment de l’arachide?

De tous les produits portant des étiquettes de mise en garde contre l’arachide :
  • 7 % contenaient des niveaux décelables d’arachide en quantité suffisante pour susciter des réactions allergiques;
  • les résidus les plus importants ont été trouvés dans des produits avec la mention « installation partagée » (souvenez-vous que seulement 58 % des participants ont déclaré éviter les produits portant cette mention);
  • 33 % des produits mentionnant « Arachides » en bas de la liste d'ingrédients contenaient des niveaux décelables de protéines;
  • des résidus d’arachide ont aussi été trouvés dans 2 des 51 produits avec la mention « peut contenir », dans 3 des 57 produits avec une mention de « partage d’équipement » et dans 1 des 3 produits avec une mention ne visant qu’une seule allergie.
 
Récapitulons
Les consommateurs allergiques aux aliments ne doivent pas ignorer les mises en garde sur les étiquettes de produits! Pourquoi prendre le risque? Il est toujours possible que le produit contienne vraiment de l'arachide.
 
Source : HEFLE, S.L., T.J. FURLONG, L. NIEMANN, H. LEMON-MULE, S. SICHERER et S.L. TAYLOR. « Consumer Attitudes and Risks Associated With Packaged Foods Having Advisory Labeling Regarding the Presence of Peanuts », Journal of Allergy and Clinical Immunology, vol. 120, no 1 (2007), p. 171-176.

 



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Présence de protéines d’arachide non déclarées dans des barres de chocolat importées d’Europe

En bref : Des chercheurs ont comparé l’étiquetage des barres de chocolat fabriquées en Amérique du Nord et en Europe. Ils ont testé des produits avec des étiquettes de mise en garde (avec des mentions comme « peut contenir ») et des produits sans étiquette (sans mise en garde ni mention d’arachides dans la liste d’ingrédients) provenant des deux continents. L’objectif était de vérifier si l’une ou l’autre des catégories pouvait contenir plus de protéines décelables.

Sur quoi les tests portaient-ils?
92 barres de chocolat au total
32 barres fabriquées en Amérique du Nord
60 barres fabriquées en Europe
 

  • Aucun des 32 produits de chocolat d’Amérique du Nord, y compris 19 barres portant une étiquette de mise en garde (avec des mentions comme « peut contenir »), ne contenait de protéines d’arachide décelables.
     
  • 30,8 % des produits provenant d’Europe occidentale sans étiquette de mise en garde contenaient des niveaux décelables de protéines d'arachide.
     
  • 62 % des produits d’Europe orientale sans étiquette de mise en garde contenaient des niveaux décelables de protéines d'arachide.

Récapitulons

Les personnes allergiques à l’arachide doivent se méfier des barres de chocolat provenant d’Europe. Dans le doute, elles ne devraient pas prendre de risque et s’en tenir à une marque qu’elles connaissent bien. Bien que, dans cette étude, les 32 produits de chocolat nord-américains n’aient pas révélé de protéines d’arachide décelables, les personnes allergiques ne devraient jamais prendre de risque avec tout produit alimentaire portant une étiquette de mise en garde.
 
Source : VADAS, P. et B. PERELMAN. « Presence of undeclared peanut protein in chocolate bars imported from Europe », Journal of Food Protection 2003, vol. 66, n10, p. 1932-1934.

 

 

Résultats


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Prise de risques et stratégies d'adaptation chez les adolescents et les jeunes adultes allergiques aux aliments

En bref : Cette étude s’attache aux adolescents et jeunes adultes allergiques aux aliments pour savoir quand ils ont leur auto-injecteur avec eux, s’ils consomment des aliments non sécuritaires et si oui ou non ils parlent de leurs allergies à leurs amis.

Les participants
174 jeunes
49 % de sexe masculin - 51 % de sexe féminin
Âge moyen = 16 ans
75 % allergiques à l’arachide
75 % allergiques à au moins 2 aliments
87 % s’étaient vu prescrire des auto-injecteurs d’épinéphrine.

Résultats

Quand les adolescents ou jeunes adultes portent-ils leur auto-injecteur?
  • 61 % des participants ont déclaré « toujours » porter un auto-injecteur.

Cette fréquence varie selon l’activité, soit :
  • 94 % - en voyage
  • 81 % - au restaurant
  • 67 % - chez un ami
  • 61 % - à une danse à l’école ou au collège
  • 53 % - avec des vêtements serrés
  • 43 % - en pratiquant un sport
 
 Consommation d'aliments non sécuritaires
  • 54 % des participants ont indiqué qu’ils avaient volontairement consommé des aliments non sécuritaires.
  • Parmi eux :
    • 17 % - au moins quelques fois par mois
    • 44 % - quelques fois par année
    • 39 % - seulement une fois ou deux dans leur vie
    • 42 % - prêts à consommer un aliment étiqueté « peut contenir » avec un allergène
 
 Quand les adolescents ou les jeunes adultes allergiques lisent-ils les étiquettes?
  • 64 % - toujours
  • 18 % - la plupart du temps
  • 15 % - uniquement sur les aliments jamais consommés auparavant
  •  4 % - la moitié du temps ou moins
 
 Combien d'adolescents ou de jeunes adultes parlent de leurs allergies à leurs amis?
  • 60 % parlent de leurs allergies à leurs amis.
  • 68 % croient qu’il serait plus facile de vivre avec leurs allergies si leurs amis étaient renseignés.
 
Récapitulons
Les ados et les jeunes adultes prennent une quantité surprenante de risques avec des allergies alimentaires pouvant leur être fatales. Les jeunes à risque d’anaphylaxie doivent avoir leur auto-injecteur d'épinéphrine avec eux partout où ils vont, peu importe leur perception du risque. Ils ne doivent jamais manger quoi que ce soit s’ils ne sont pas certains à 100 % qu’il s’agit d’un aliment sécuritaire. Enfin, il est probable que plus leurs amis seront renseignés, plus ils trouveront la vie facile. 
 
Source : SAMPSON, M.A., A. MUÑOZ-FURLONG et S.H. SICHERER. « Risk-taking and coping strategies of adolescents and young adults with food allergy », Journal of Allergy and Clinical Immunology, vol. 117 (2006), p. 1440-1445.

 



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N’embrasse pas qui veut quand on est allergique aux aliments; il y a des risques

En bref : Cette recherche étudie si oui ou non une personne allergique peut, en toute sécurité, embrasser quelqu’un qui vient de consommer un aliment auquel elle est sensible.

Les participants
1139 patients
34,5 % de sexe masculin - 65,5 % de sexe féminin
Âge moyen = 29 ans

Résultats

Les baisers
  • 12 % des patients ont ressenti des symptômes au moment d’un contact étroit (un baiser par exemple) avec une personne ayant consommé auparavant un aliment non toléré.
  • Certaines observations médicales donnent à penser que les symptômes ne se manifestent que quand l’aliment a été pris immédiatement avant le baiser.
 
 Autres résultats
  • 55 % des patients avaient de la difficulté à trouver les aliments qu’ils pouvaient tolérer dans la vie quotidienne.
  • 44 % des patients craignaient d’avoir une réaction sévère s’ils consommaient un aliment non toléré.
  • 13 % des patients pouvaient avoir des symptômes s'ils s'assoyaient à côté d'une personne en train de manger un tel aliment.
  • 17 % des patients pouvaient éprouver des symptômes s’ils étaient dans la cuisine quand quelqu’un d’autre préparait un tel aliment.

Récapitulons
Embrasser quelqu’un qui a consommé un aliment auquel l’autre personne est allergique peut provoquer une réaction. D’après les experts, se brosser les dents et attendre un bon moment avant d’embrasser quelqu’un après avoir consommé l’allergène réduira le risque.
 
Source : ERIKSSON, N.E., C. MOLLER, S. WERNER, J. MAGNUSSON et U. BENGTSSON. « The hazards of kissing when you are food allergic. A survey on the occurrence of kiss-induced allergic reactions among 1139 patients with self-reported food hypersensitivity », Journal of Investigational Allergology and Clinical Immunology, vol. 13 (2003), p. 149-54.


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Les Canadiens ne savent pas comment intervenir face à une réaction allergique potentiellement fatale

En bref : Une enquête nationale a examiné la sensibilisation aux allergies des Canadiens non allergiques ainsi que leur capacité selon eux d'aider dans une situation d'urgence impliquant une allergie.

Les participants
1502 Canadiens
 
Les Canadiens savent-ils ce que le terme « anaphylaxie » signifie?

  • Environ une personne sur trois, soit 27 % des Canadiens, dit savoir ce que c'est que l'anaphylaxie, les femmes connaissant plus le terme que les hommes à raison de 34 % c. 20 %.
 
Les Canadiens sauraient-ils intervenir face à une personne ayant une réaction allergique?
  • 45 % des participants ont indiqué qu’ils sauraient intervenir face à une personne ayant une réaction allergique.
  • Les Canadiens plus âgés ont tendance à mieux savoir quoi faire face à une personne ayant une réaction allergique que les jeunes adultes. Seulement 36 % des 18 à 25 ans ont déclaré savoir intervenir.
  • 55 % des participants ont indiqué qu’ils seraient à l’aise d’administrer l’épinéphrine avec l’auto-injecteur si c’était nécessaire.
 
Que savent les Canadiens au sujet des réactions?
  • 55 % des Canadiens sont conscients qu’une hospitalisation peut être nécessaire dès la première réaction.
  • 40 % sont convaincus, à tort, que la première réaction allergique, à une piqûre d’insecte par exemple, ne sera probablement pas assez sévère pour nécessiter une hospitalisation.
  • Seulement 1 Canadien sur 5 a indiqué correctement que le lait et l’arachide peuvent provoquer de sérieuses réactions.
  • 75 % des Canadiens pensent que les arachides peuvent entraîner une réaction allergique plus grave que le lait.

Récapitulons
Les Canadiens moyens n’en savent sans doute pas autant et ne sont probablement pas aussi sensibilisés aux allergies que ne l’espèrent les personnes allergiques. Il est d’autant plus important que les personnes allergiques renseignent leur famille et leurs amis au sujet de l’anaphylaxie et de ce qu’ils peuvent faire pour leur venir en aide.

Source : King Pharmaceuticals. Une Récente Étude Démontre que La Majorité des Québécois ne sont pas Prêts à Intervenir Lors de Réactions Allergiques Potentiellement Mortelles, 21 août 2007.

 



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